Deux questions différentes
L'UX — expérience utilisateur — traite du parcours : ce que quelqu'un cherche, dans quel ordre il le trouve, ce qu'il comprend, où il abandonne. Elle se travaille avant toute image, souvent au crayon.
L'UI — interface utilisateur — traite de la surface : composants, typographie, couleurs, états, espacements, cohérence visuelle. Elle rend l'intention perceptible.
Où elles se recouvrent
Largement, et c'est normal. Le contraste d'un texte est une question d'UI et une question d'accessibilité, donc d'UX. La position d'un bouton est visuelle et comportementale. Dans les petites structures, une seule personne fait les deux.
Pourquoi la confusion coûte cher
Une offre d'emploi qui demande un « designer UX/UI » attend souvent un travail visuel, avec un vernis de recherche. Le recrutement se fait alors sur un portfolio d'écrans — c'est-à-dire sur l'UI — pour un poste dont les échecs viendront de l'UX.
Le test simple : demandez à voir un projet où le designer a changé d'avis après avoir observé des utilisateurs. Un portfolio composé uniquement de belles maquettes ne dit rien sur la capacité à concevoir un parcours.
Les autres rôles autour
Le UX researcher mène entretiens et tests, et n'ouvre pas d'outil de maquette. Le UX writer écrit les textes d'interface — souvent le levier le plus rentable, et le plus négligé. L'architecte de l'information décide de ce qui est où : la plupart des problèmes attribués au design sont en réalité des problèmes de classement.
notre dossier sur le design UX détaille ce que fait concrètement le métier, et pourquoi la donnée déclarative y est piégeuse.