Les corrections les plus rentables
- Le contraste du texte. Le seuil courant est un rapport de 4,5:1 pour le texte normal, 3:1 pour le grand texte. Le gris clair sur blanc est l'erreur la plus répandue du design contemporain.
- La taille des cibles. Une zone cliquable d'au moins 44 pixels de côté. Elle sert les personnes handicapées, et tout le monde dans le métro.
- La navigation au clavier. Tout doit être atteignable avec Tab, dans un ordre logique, avec un indicateur de focus visible. Ne supprimez jamais cet indicateur pour des raisons esthétiques.
- Les textes alternatifs. Décrire la fonction de l'image, pas son apparence. Une image purement décorative reçoit un alternatif vide.
- Les intitulés de champs. Une étiquette visible, pas seulement un texte d'exemple qui disparaît à la saisie.
- Le mouvement réduit. Respecter la préférence système qui désactive les animations : elles déclenchent des troubles vestibulaires chez certaines personnes.
Ce que ça sert au-delà du handicap
Un contraste suffisant sert à qui lit en plein soleil. Un sous-titre sert à qui regarde sans le son. Une navigation clavier sert à qui va vite. Concevoir pour les cas extrêmes améliore le cas moyen — c'est le principe de la conception inclusive.
Le cadre
Les référentiels s'appuient sur les WCAG, avec en France le RGAA pour le secteur public. À l'échelle européenne, l'accessibilité numérique s'impose progressivement à un nombre croissant d'acteurs privés. Une déclaration d'accessibilité et un audit deviennent des obligations concrètes.
Les outils automatiques détectent une partie seulement des problèmes. L'ordre de tabulation, la pertinence d'un texte alternatif ou la clarté d'un message d'erreur demandent un examen humain.
notre dossier sur le design UX replace l'accessibilité parmi les activités du métier.