Les tests olfactifs en ligne suivent tous le même schéma : ils vous demandent de vous décrire, puis vous rendent votre description sous forme de flacon. Vous cochez « discret », ils proposent discret. Vous cochez « audacieux », ils proposent audacieux.
Le problème est que ce que nous déclarons de nos goûts passe par l'image que nous avons de nous-mêmes. Quelqu'un qui se juge sobre ne cochera jamais « oriental capiteux » — même si c'est exactement ce qu'il porterait le mieux et ce vers quoi il revient en boutique sans se l'expliquer.
Trois repères plus fiables que le questionnaire
Ce que vous avez fini
Les flacons terminés disent plus que les flacons aimés. On finit ce qu'on porte, et on porte ce qui ne demande pas d'effort. Regardez ce que vous avez racheté deux fois.
Ce que vous supportez pendant huit heures
Un parfum peut plaire trois minutes et devenir insupportable en fin de journée. Le seul test valable est la journée entière, sur peau, sans lavage. Le papier ne dit rien : il n'a ni chaleur ni sébum.
Ce que les autres remarquent
On s'habitue à sa propre odeur en quelques minutes — c'est l'accoutumance olfactive. Ce que vous ne sentez plus, les autres le sentent encore. Leur retour est une donnée, pas un compliment.
Partir de la matière, pas de la catégorie
« Frais », « sensuel », « élégant » ne décrivent rien de mesurable. Les matières, si : iris poudré, vétiver terreux, encens fumé, tubéreuse charnelle, benjoin sucré. Repérez les trois matières qui reviennent dans les parfums que vous avez aimés, et cherchez par là. C'est ce qu'explique en détail notre guide des parfums de niche.
Une autre approche
RÉSONANCE ne pose aucune question. L'œuvre observe une manière d'occuper un espace — la distance gardée, le temps accordé, ce vers quoi on revient — et compose un profil à partir du comportement seul. Les parfums proposés ensuite ne découlent pas de ce que vous avez déclaré aimer.