Trois par visite, pas davantage
La capacité de discrimination olfactive s'épuise vite. Au-delà de trois ou quatre parfums, l'odorat sature et tout se ressemble. Les grains de café ne « nettoient » rien — c'est une croyance de comptoir. Le seul remède est l'air libre, ou l'odeur de sa propre peau au creux du coude.
Sur peau, jamais sur papier
La touche donne la formule, pas le parfum. Le papier n'a ni chaleur, ni sébum, ni pH. Un parfum peut être remarquable sur touche et médiocre sur vous — et l'inverse arrive aussi.
Vaporisez à l'intérieur du poignet ou au creux du coude, sans frotter. Frotter casse les molécules de tête et accélère l'évaporation : vous perdez le premier tiers du parfum.
Une journée entière
Le vrai test commence à la quatrième heure. C'est là qu'apparaît le fond, c'est-à-dire ce que vous porterez réellement. Beaucoup de parfums séduisants à l'ouverture deviennent lassants à la sixième heure.
Demandez systématiquement un échantillon plutôt que d'acheter. Les maisons de niche en donnent presque toujours ; celles qui refusent en disent long.
Les conditions qui faussent tout
- Après un repas. Le goût et l'odorat sont liés ; on juge mal l'estomac plein.
- Sur une peau déjà parfumée. Y compris par une crème, un savon, une lessive.
- Dans une boutique saturée. L'air y est chargé ; sortez et attendez cinq minutes.
- En hiver, sur peau froide. Le froid ralentit la diffusion : un parfum semble faible alors qu'il ne l'est pas.
La question de fond
Rester objectif sur ce qu'on aime est difficile, parce qu'on choisit aussi en fonction de l'image qu'on veut donner. C'est le problème que RÉSONANCE aborde en observant le comportement plutôt qu'en posant des questions. Et notre guide des parfums de niche donne les repères pour s'orienter par familles.