Les boutons
Un bouton doit dire ce qu'il fait, pas donner un accord. « Envoyer la demande » vaut mieux qu'« OK », parce que l'utilisateur lit souvent le bouton avant la question.
Corollaire, dans une confirmation de suppression : le bouton d'annulation ne doit pas dire « Annuler ». Dans « Annuler l'abonnement ? — Annuler / Confirmer », personne ne sait ce qu'annule « Annuler ». Écrivez « Garder mon abonnement » et « Résilier ».
Les messages d'erreur
Trois éléments, dans cet ordre : ce qui s'est passé, pourquoi, et quoi faire maintenant. « Erreur 402 » n'en contient aucun.
Et jamais de reproche. « Adresse invalide » accuse ; « Il manque le @ dans l'adresse » indique. Le second réduit l'abandon de formulaire de façon mesurable.
Les états vides
Un écran vide au premier usage est un moment décisif, et presque toujours négligé. Il ne doit pas dire « Aucun élément » mais expliquer ce qui apparaîtra là, et proposer la première action.
Les textes d'exemple à l'intérieur des champs — placeholders — ne remplacent jamais une étiquette. Ils disparaissent à la saisie : l'utilisateur qui se relit ne sait plus ce qu'on lui demandait, et un lecteur d'écran ne les annonce pas toujours.
Le ton
L'humour dans une interface vieillit mal et gêne au mauvais moment : personne n'a envie d'une blague quand un paiement échoue. La neutralité chaleureuse tient mieux que la personnalité affichée.
Comment tester
Lisez le texte à haute voix. Si vous ne le diriez pas à quelqu'un en face, il est mauvais. C'est le test le plus rapide et le plus fiable du domaine.
notre dossier sur le design UX replace la microcopie parmi les activités du métier, et notre page sur l'architecture de l'information explique pourquoi le vocabulaire décide plus que la mise en page.