Ce qu'il dit
L'arum signifie la beauté, et une forme de majesté froide. Sa ligne est nette, sa surface lisse, sa forme presque architecturale. Il n'a rien de l'abondance d'une pivoine ni du désordre d'un bouquet champêtre.
C'est cette netteté qui explique sa présence fréquente dans les compositions de deuil : il exprime la dignité plutôt que le chagrin.
Ce qu'on voit n'est pas la fleur
La partie blanche enroulée est une spathe — une bractée, c'est-à-dire une feuille modifiée. Les véritables fleurs, minuscules, sont portées par le spadice, l'axe jaune central.
Cette architecture est celle de toute la famille des aracées, à laquelle appartiennent aussi le philodendron et le monstera.
Arum et calla
Les fleuristes appellent souvent « arum » ce qui est botaniquement un Zantedeschia, originaire d'Afrique australe. Le véritable Arum européen, plus petit, pousse dans les sous-bois et dégage à maturité une odeur désagréable qui attire les insectes. Les deux genres sont distincts.
Toxicité
Les aracées contiennent des cristaux d'oxalate de calcium. Le contact avec la sève irrite la peau, et l'ingestion provoque un œdème douloureux de la bouche et de la gorge. Les baies rouges de l'arum sauvage sont particulièrement dangereuses pour les enfants.
Manipulez les tiges coupées avec précaution si votre peau est sensible, et tenez les baies hors de portée. En cas d'ingestion, appelez un centre antipoison.
En bouquet
L'arum se tient seul ou en nombre impair, sans feuillage d'accompagnement. Toute addition brouille sa ligne — et sa ligne est tout son sujet. notre dossier sur la symbolique des fleurs replace l'arum parmi les fleurs de verticalité.