Ce qu'elle dit
La fleur de tiaré dit l'accueil et l'appartenance. En Polynésie, on l'offre à l'arrivée, on la porte à l'oreille, on en compose les colliers. C'est une fleur de lien social bien plus que de sentiment individuel.
Portée à gauche, elle indique traditionnellement que l'on est en couple ; à droite, que l'on est libre. Aux deux oreilles, que l'on est disponible pour qui saura convaincre.
La plante
C'est un gardénia, Gardenia taitensis. Fleur blanche à sept pétales — parfois six ou huit — épaisse et cireuse, très parfumée : miel, tubéreuse, coco, avec une pointe verte. Comme tous les gardénias, elle brunit au moindre contact et se manipule par la base.
Le monoï
Le Monoï de Tahiti est une appellation d'origine, protégée depuis 1992. Le cahier des charges est précis : des fleurs de tiaré cueillies en bouton en Polynésie française, mises à macérer dans de l'huile de coprah issue de cocos récoltés sur des sols coralliens polynésiens, à raison d'au moins dix fleurs par litre, pendant dix jours minimum.
Un flacon marqué « monoï » sans la mention Monoï de Tahiti et son appellation d'origine peut n'avoir aucun rapport avec ce cahier des charges. C'est la seule mention qui engage.
Une particularité
Le monoï fige en dessous de vingt-quatre degrés. Ce n'est pas un défaut : il suffit de réchauffer le flacon dans la main. Un produit qui reste liquide au froid contient d'autres huiles.
notre dossier sur la symbolique des fleurs replace le tiaré parmi les fleurs de transmission.