Ce qu'il dit
Le souci dit à la fois le chagrin et la protection. Les deux sens coexistent depuis longtemps sans se contredire : c'est une fleur qu'on plante sur les tombes en Inde et au Mexique, et qu'on met dans les onguents partout ailleurs.
Le nom français ne vient pas de l'inquiétude mais du latin solsequier, « qui suit le soleil » : la fleur s'ouvre au matin et se referme le soir.
Le calendula
Calendula officinalis — le souci officinal — est l'une des plantes médicinales les mieux établies pour l'usage cutané. Ses macérats et pommades sont employés pour les irritations, les gerçures, les peaux sèches.
La reconnaissance est officielle : plusieurs pharmacopées européennes l'inscrivent pour l'usage topique. C'est rare pour une plante de jardin ordinaire.
Ne pas confondre avec le tagète, ou œillet d'Inde, souvent appelé « souci » lui aussi et vendu comme tel. Il n'a pas les mêmes propriétés et son odeur est très différente.
Au jardin
Il se ressème seul, tolère les sols pauvres, fleurit de mai aux gelées, et attire massivement les pollinisateurs. Les pétales sont comestibles — ils colorent un riz ou un bouillon d'un jaune profond, ce qui lui a valu le surnom de « safran du pauvre », sans en avoir le goût.
notre dossier sur la symbolique des fleurs replace le souci parmi les fleurs de soin et de mémoire.