Le déroulement
Une séance dure de quarante-cinq minutes à une heure trente. Elle comporte généralement trois temps : un échange court à l'arrivée, une phase de pratique, puis un temps de parole sur ce qui s'est passé pendant la pratique.
Ce dernier temps ne porte pas sur l'objet produit. Personne ne vous dira ce que votre dessin « signifie » — un praticien qui interprète à votre place sort de son rôle.
Le choix du matériau
Il n'est pas neutre, et il fait partie du travail.
- L'argile engage le corps entier, résiste, salit. Elle convient quand les mots manquent.
- La peinture liquide autorise le débordement et l'accident. Elle inquiète ceux qui craignent de perdre le contrôle.
- Le crayon et l'encre se maîtrisent. Ils rassurent, et permettent de commencer.
- Le collage évite la page blanche : on choisit au lieu de produire.
- La voix et le son engagent le souffle, donc directement le système nerveux autonome.
La première séance
Elle sert surtout à poser le cadre : ce que vous venez chercher, la fréquence, la durée d'engagement, le tarif, ce que devient ce que vous produisez, et ce que le praticien note. Vous avez le droit de poser toutes ces questions, et l'évitement sur l'une d'elles est une information.
Ce qu'un praticien sérieux ne fait pas
Il ne promet pas de guérison, ne pose pas de diagnostic, n'interprète pas votre production, ne juge pas votre technique, ne travaille pas seul sur une situation qui relève du médical, et ne vous engage pas sur un nombre de séances fixé d'avance.
L'ajustement compte autant que la méthode
Quelqu'un qui a besoin de cadre supportera mal un praticien très ouvert ; quelqu'un qui étouffe dans les protocoles ne tiendra pas dans un dispositif rigide. RÉSONANCE mesure ce besoin d'encadrement parmi d'autres variables, sans le demander. notre dossier sur l'art-thérapie explique comment vérifier un praticien.
Cette page est informative et ne constitue pas un avis médical. En cas de souffrance psychique, adressez-vous à votre médecin traitant.