Trois familles de lieux
- Les monastères et abbayes. Ils accueillent des personnes de toute confession, ou sans confession, dans le cadre d'une hôtellerie. Le rythme est celui de la communauté. La participation aux offices est proposée, pas exigée. Le coût est souvent une participation libre.
- Les centres de méditation. Programme structuré, sessions de pratique, horaires denses. Les formats longs demandent souvent une expérience préalable.
- Les maisons laïques de retraite. Peu ou pas de programme, un lieu, des repas, du silence. C'est la forme la plus souple.
Ce qui se passe réellement
Le premier jour est souvent agréable — le soulagement de ne rien avoir à faire. Les deuxième et troisième jours sont difficiles : l'agitation mentale monte, l'ennui apparaît, et beaucoup de gens envisagent sérieusement de partir. C'est un phénomène banal, décrit par presque tous les praticiens.
C'est la raison pour laquelle une retraite de moins de cinq jours donne rarement ce qu'on en attend : on rentre au moment le plus inconfortable.
Le silence, en pratique
Il inclut généralement l'absence de téléphone, de lecture et d'écriture. Ce n'est pas une sévérité gratuite : lire et écrire sont des manières de continuer à parler.
Une retraite n'est pas une thérapie et ne s'y substitue pas. Un silence prolongé peut faire remonter des choses difficiles à traverser seul. En période de deuil récent, de dépression ou de crise, demandez un avis avant de partir, et choisissez un lieu où un accompagnement est disponible.
Ce qu'il faut vérifier avant
La durée du silence — total ou partiel. La possibilité de parler à quelqu'un en cas de besoin. Le degré de programme imposé. La possibilité d'être seul dans sa chambre. Ce dernier point est décisif pour qui a un besoin élevé de retrait.
RÉSONANCE relève ce besoin, ainsi que la recherche du silence, sans les demander. notre dossier sur le voyage lent compare les formes de séjour et ce qu'elles demandent.