Deux familles, deux traitements
Les méditerranéennes — thym, romarin, sarriette, sauge, origan, lavande — veulent du soleil, un sol pauvre et drainant, et très peu d'eau. Un arrosage régulier les tue plus sûrement qu'un oubli.
Les fraîches — persil, ciboulette, menthe, cerfeuil, basilic — veulent de l'eau, de la richesse, et supportent la mi-ombre. Elles ne se cultivent pas dans le même pot.
Mettre du basilic et du thym ensemble condamne l'un des deux. C'est l'erreur la plus fréquente des jardinières du commerce.
La sarriette
Peu employée et remarquable. Poivrée, presque piquante, entre le thym et l'origan. La sarriette des jardins est annuelle et plus fine ; la sarriette vivace tient plusieurs années et forme un petit buisson.
Elle accompagne traditionnellement les légumineuses et les fromages de chèvre — d'où son nom allemand, Bohnenkraut, l'herbe à haricots. Elle réduirait les inconforts digestifs associés aux légumes secs, ce qui reste une observation traditionnelle plus qu'un fait établi.
Le geste qui change tout : tailler souvent. Une aromatique qui monte en fleur cesse de produire des feuilles et perd son goût. Pincer les extrémités toutes les deux semaines double la récolte et prolonge la plante.
Le contenant
La terre cuite pour les méditerranéennes — elle laisse respirer et sèche vite. Le plastique ou l'émaillé pour les fraîches, qui gardent l'eau. Et un trou de drainage réel, avec une couche de gravier : le pot sans écoulement est la première cause de mort en balcon.
L'exposition
Plein sud pour les méditerranéennes, sans exception. Est ou mi-ombre pour la menthe, le persil et le cerfeuil, qui montent en graine et jaunissent au soleil brûlant. Un balcon nord ne fait pousser aucune aromatique correctement — mieux vaut le savoir avant d'acheter.
notre dossier sur la symbolique des fleurs replace ces plantes parmi celles qui marquent les saisons.