La lumière, dans l'ordre
Une seule source
Une fenêtre suffit, et vaut mieux que trois lampes. Plusieurs sources produisent des ombres croisées qui brouillent les volumes. Éteignez l'éclairage de la pièce.
Latérale ou en contre-jour
La lumière venant de côté révèle les textures : le grain d'un pain, le brillant d'une sauce, la buée d'un verre. Le contre-jour — la source derrière le sujet — donne du relief aux liquides et aux transparences.
La lumière frontale, celle du flash intégré, aplatit tout. C'est l'erreur la plus fréquente.
Un réflecteur
Une simple feuille blanche placée face à la source renvoie de la lumière dans les ombres et les rend lisibles. C'est l'accessoire le plus rentable de toute la discipline.
L'angle
- Vue du dessus : pour les plats plats — tartes, pizzas, tablées, ingrédients disposés.
- Trois quarts, environ 45° : l'angle du convive. Il convient à la plupart des assiettes.
- De face : pour la hauteur — burgers, gâteaux à étages, boissons, verrines.
Les erreurs fréquentes
Une assiette trop remplie — le vide fait partie de la composition. Un fond trop chargé qui concurrence le sujet. Une saturation excessive au traitement, qui donne des couleurs artificielles. Et le plat photographié trop tard, quand les sauces ont figé.
Photographiez d'abord, mangez ensuite. La fenêtre de temps pendant laquelle un plat est photogénique se compte souvent en minutes.
Le sujet de fond
On mange d'abord avec les yeux : la couleur modifie le goût perçu, avant même la première bouchée. notre dossier sur le design culinaire détaille ce que le design et le stylisme culinaires exploitent chacun de leur côté.