Ce qu'il dit
Le lobélia dit la modestie et la générosité discrète. Chaque fleur mesure un centimètre ; l'effet ne vient que du nombre. C'est une plante qui n'a aucun sens seule.
Le genre porte le nom de Matthias de l'Obel, botaniste flamand du seizième siècle, médecin du roi Jacques Ier d'Angleterre.
Deux plantes très différentes
Le lobélia érine est l'annuelle des jardineries : petite, retombante, bleue, blanche ou mauve, vendue en barquettes au printemps.
La lobélie cardinale est une vivace de berge, haute d'un mètre, à fleurs rouge écarlate, qui pousse les pieds dans l'eau. Elles n'ont en commun que le genre.
En suspension
C'est son usage naturel : il retombe en nappe et masque le contenant. Il demande de la fraîcheur — pas de plein sud brûlant — un arrosage régulier, et une taille de moitié en plein été. Beaucoup de gens croient leur lobélia mort en juillet alors qu'il repart en trois semaines après une taille sévère.
Les lobélias contiennent de la lobéline, un alcaloïde toxique. La plante n'est pas comestible, et son ingestion en quantité provoque nausées et troubles cardiaques.
Ce qu'il apporte à une composition
Un bleu franc, difficile à trouver ailleurs en annuelle, qui fait ressortir les jaunes et les blancs. Associé à du blanc, il donne l'impression de fraîcheur ; associé à de l'orange, il devient éclatant.
notre dossier sur la symbolique des fleurs replace le lobélia parmi les fleurs de nombre.