Deux chaleurs
Le sauna est sec : 80 à 100 degrés, humidité très basse. La sueur s'évapore, ce qui refroidit la peau — d'où la tolérance à des températures élevées.
Le hammam est humide : 40 à 50 degrés, mais près de cent pour cent d'humidité. La sueur ne s'évapore pas ; la chaleur ressentie est bien supérieure à ce qu'indique le thermomètre.
C'est pourquoi un hammam à 45 degrés peut être plus éprouvant qu'un sauna à 90.
Ce qui est documenté
Les études les plus consistantes portent sur le sauna finlandais : usage régulier associé à une meilleure santé cardiovasculaire, à une baisse de la pression artérielle, et à une amélioration du sommeil.
Ce sont des associations observationnelles, sur des populations où la pratique est culturelle. Elles n'établissent pas que le sauna cause ces bénéfices, et rien ne montre qu'il « élimine des toxines » — la sueur est composée d'eau et de sels, et l'élimination relève du foie et des reins.
La pratique
Des passages courts — huit à quinze minutes — plutôt qu'un long. Un refroidissement franc entre chaque. Un repos au moins aussi long que le passage. Et de l'eau : on perd un demi-litre à un litre par séance.
Jamais d'alcool avant ou pendant. Contre-indications : maladie cardiovasculaire instable, hypotension marquée, grossesse sans avis médical, fièvre, épilepsie mal contrôlée. En cas de vertige ou de nausée, on sort — immédiatement, sans attendre la fin du passage.
Lequel pour qui
Le hammam convient mieux aux voies respiratoires et aux peaux sèches. Le sauna convient mieux à ceux qui supportent mal la sensation d'étouffement de l'humidité. Ceux qui ont un seuil bas de tolérance thermique n'ont rien à gagner à s'y forcer.
notre dossier sur les rituels détaille comment intégrer une pratique dans un rituel régulier.
Cette page est informative et ne remplace pas un avis médical.