Le temps de réverbération
C'est la durée que met un son pour décroître après sa source. Dans un séjour, il devrait se situer entre 0,4 et 0,6 seconde. Au-delà, les conversations se recouvrent, l'oreille travaille pour séparer les voix, et la fatigue apparaît sans qu'on l'attribue à la pièce.
Un test simple : tapez dans vos mains au milieu de la pièce. Si vous entendez une queue de son ou un flottement, la réverbération est trop longue.
Ce qui la produit
Les surfaces dures et parallèles : sol carrelé ou parquet nu, grandes baies vitrées, murs plans, plafond lisse, peu de mobilier. Les intérieurs contemporains cumulent souvent les cinq.
Ce qui la corrige, sans panneau apparent
- Un tapis épais avec sous-couche. C'est le geste le plus efficace, de loin.
- Des rideaux lourds, doublés, sur toute la hauteur — même devant un mur plein.
- Une bibliothèque pleine et irrégulière. Les livres absorbent et diffusent à la fois.
- Un canapé en tissu plutôt qu'en cuir. À volume égal, la différence est audible.
- Une tenture murale ou un textile encadré sur le mur qui fait face à la source sonore.
Répartissez plutôt que de concentrer. Deux surfaces absorbantes sur des murs perpendiculaires font plus qu'une grande surface sur un seul mur : ce sont les allers-retours entre parois parallèles qui posent problème.
Le seuil n'est pas le même pour tous
Certains ne remarquent jamais la réverbération, d'autres ne tiennent pas une heure dans une pièce nue. Ce n'est pas une question d'habitude mais de seuil sensoriel. notre dossier sur le design sensoriel détaille les quatre leviers qui agissent sur le corps, et RÉSONANCE mesure la tolérance au bruit sans la demander.